Les crus communaux : la singularité des terroirs
L’exploration des nuances géologiques
Depuis 2011, une nouvelle étoile brille dans le ciel du Melon : les crus communaux, véritables dignitaires de la mosaïque nantaise. Gorges, Clisson, Le Pallet ou Monnières-Saint-Fiacre – autant de noms qui évoquent des parcelles bien déterminées, où le Melon pousse en majesté sur des sols triés sur le volet.
Ici, on prend son temps : les crus communaux ne sont mis en marché qu’après un élevage de 17 à 24 mois minimum sur lies, parfois plus. Cette patience donne des vins de garde, à la texture veloutée, à la bouche ciselée, capables d’affronter dix, quinze, voire vingt années sans faiblir.
| Nom du Cru |
Type de sol dominant |
Style aromatique |
Potentiel de garde |
| Clisson |
Granite |
Fleurs blanches, agrumes confits, pierre chaude |
10 à 15 ans |
| Gorges |
Gabbro |
Miel, fruits à noyau, épices douces |
15 à 20 ans |
| Le Pallet |
Gneiss |
Pomme mûre, noisette, caillou frotté |
10 à 15 ans |
| Monnières-Saint-Fiacre |
Micaschiste |
Jasmin, herbes sèches, touche saline |
20 ans et plus |
Ces vins incarnent la dimension contemplative du Melon de Bourgogne : ouverts après quelques années, ils développent une palette qui va des fruits exotiques mûrs aux notes d’amande, en passant par les épices douces et les effluves de pierre à fusil. Sur la table, ils accompagnent admirablement poissons rôtis, volailles de caractère, fromages affinés. Certains chefs étoilés ne s’y trompent pas (voir la carte du restaurant La Bouitte, 3 étoiles Michelin).