L’origine d’un duo mythique : histoire et traditions du Muscadet et des huîtres
Avant d’ôter la capsule du Muscadet ou d’ouvrir la première huître, il faut saluer l’histoire. À la croisée des routes maritimes et des chemins du sel, Nantes a vu, dès le XIXe siècle, débarquer par barges entières des paniers d’huîtres fraîches, hissés sur les pavés humides des halles tout proches des vignobles. Très vite, les premiers verres de Muscadet, ce vin pâle et éclatant, accompagnent les huîtres sur les tables de bistrot – un écho naturel des embruns sur les galets.
Plus qu’une coïncidence, c’est l’histoire d’une symbiose géographique et sociale : le vignoble du Muscadet, planté autour de Nantes – particulièrement dans les AOC Muscadet Sèvre-et-Maine, Muscadet Coteaux de la Loire, Muscadet Côtes de Grandlieu – partage le même air salin que l’estuaire. Les marées s’invitent dans l’humeur du vin, et les hommes du vin fréquentent les pêcheurs de l’Atlantique.
Les sources historiques, telles que les archives municipales de Nantes et les témoignages de la Confrérie des Chevaliers Bretvins, confirment qu’au début du XXe siècle, Muscadet et huîtres autant que beurre et sel. Cette alliance a été promue sur les marchés, les foires et jusqu’aux expositions universelles, où le Muscadet vantait sa fraîcheur face aux huîtres plates locales (Source : Office du Tourisme Nantes Métropole).